ASSOCIATION FRANÇAISE des PÈLERINS de SAINT JACQUES de COMPOSTELLE
Fin 1545, le grand Michel-Ange qui a 70 ans écrit à Luigi del Riccio qu'il pense partir en pèlerinage à
Saint-Jacques de Galice. Comme le texte varie d'une source à l'autre, nous faisons figurer deux traductions :
Cher ami Luigi,
Tous vos amis et en particulier Donato et moi, sommes désolés de vous savoir malade. Dans une autre lettre, je vous ai écrit pour vous
dire que si vous restiez sur place je pensais venir vous voir et ça, je le répète. Parce que j'ai perdu le revenu du bac
de Plaisance (1) et que je ne peux rester à Rome sans ressources, je pense
utiliser le peu dont je dispose en hôtellerie plutôt que de rester bloqué à Rome comme un gueux.
Je suis disposé par conséquent,
à moins qu'autre chose ne se présente, à aller à pied à Saint-Jacques de Galice après Pâques
et, si vous n'ètes pas revenu, de me mettre en chemin de là où vous serez. Urbino a parlé à...
Votre Michel-Ange Buonarroti à Rome.
(1) Le versement du revenu du bac pour traverser le Pô à Piacenza est interrompu pendant plusieurs mois.
Pour Monsieur Luigi Del Riccio, mon cher Ami à Lyon.
N’étant pas en mesure de vous aider, votre mal nous paraît encore plus grand à nous tous, vos amis dévoués.
Nous espérons, s’il plait à Dieu, que ce ne sera qu'une petite chose.
Une autre fois, j’avais écrit que si vous étiez prêt de revenir (à Florence..), je pensais venir vous voir, je vous le confirme.
Ayant perdus le salaire de mon travail au Port de Plaisance, et n'étant pas en mesure de rester à Rome sans revenu, je pense
dès que posible, consommer le peu que j’ai en auberges plutot que de rester accrochè à Rome comme un misérable. Mais je suis
disposé, si rien ne se passe, à aller à Saint-Jacques de Galice après Pâque. Et, si vous n'êtes pas revenu
(à Florence), je ferai la route
vers où vous me direz que vous serez (pour vous rencontrer).
Votre Michel-Ange Buonarroti à Rome.
"Per un' altra vi scrisi, come se stavi molto a tornare, che io pensavo venirvi a vedere, e cosi vi raffermo : perchè avendo io perduto il
porto di Piacenza e non possendo stare a Roma senza entrata, penso di consumar più presto quel poco che io é su per le osterie,
che stare aggranchiato a Roma com' un furfante. Pero son disposto, non accadendo altro, dopo pasqua d'agnello andare a Santo Jacopo di Galizia,
e non sendo voi tornalo, di far la vía d'onde intenderò che siate."
L'AFPSJC remercie Mauro Sala pour son aide !
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